
Dr Patricia GRANDCOIN
Chirurgie digestive et viscérale
Clinique les Fontaines-Melun
Seine et Marne

CONDYLOMES ANAUX
En résumé:
Le traitement des condylomes (verrues génitales) vise à détruire les lésions visibles, car il n'existe pas de traitement antiviral direct contre le virus HPV.
Options de traitement local
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La cryothérapie : Gel des lésions par application d'azote liquide, souvent utilisée en première intention pour les petites verrues.
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Les crèmes topiques : Application d'une crème immunomodulatrice comme l'imiquimod pour stimuler la défense locale de la peau.
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Le laser ou l'électrocoagulation : Destruction des lésions par la chaleur ou un courant électrique, pratiquée par un médecin.
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La chirurgie : Ablation des verrues plus étendues, parfois sous anesthésie.
Bon à savoir
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Récidives : Le traitement élimine la verrue mais pas le virus, ce qui signifie que de nouvelles lésions peuvent réapparaître.
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Dépistage : Un bilan complet des autres infections sexuellement transmissibles (IST) est vivement conseillé pour le patient et ses partenaires


Un condylome anal est une lésion cutanée contagieuse due à des virus (les papillomavirus ou HPV). L’infection par HPV est extrêmement fréquente et peut se manifester sous la forme de condylomes plans ou de verrues en relief, qui se localisent au niveau anal comme au niveau génital ou buccal. Les condylomes peuvent siéger autour de l’anus mais aussi dedans ; un examen systématique du canal anal par anuscopie est donc nécessaire.
Les condylomes ano-génitaux (verrues génitales) sont des lésions bénignes dues au papillomavirus humain (HPV), principalement les types 6 et 11, et constituent l’IST la plus fréquente en France.
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Épidémiologie : Selon Santé Publique France, le HPV est à l’origine de 6 400 nouveaux cas de cancers chaque année.
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Évolution : D’après la HAS (novembre 2024), les condylomes récidivent dans 30 à 60 % des cas après traitement.
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Traitements validés : Imiquimod, podophyllotoxine, cryothérapie, laser CO2 ou excision chirurgicale selon la HAS.
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Vaccination : Selon Ameli.fr, le Gardasil 9 est remboursé à 65 % jusqu’à 26 ans révolus depuis décembre 2025.
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Clairance virale : Le système immunitaire élimine spontanément le virus dans 90 %des cas en 1 à 2 ans.
À retenir : Un examen clinique reste indispensable pour différencier un condylome d’une papille physiologique et limiter la contagion au partenaire.
Conditions de l’intervention et suivi
Le traitement repose sur la destruction physique des condylomes anaux par électrocoagulation au bistouri électrique ou au laser. L’électrocoagulation crée des plaies cutanées et de l’intérieur du canal anal qui cicatrisent en 4 à 8 semaines.
En fonction de l’étendue de l’infection, cette intervention peut se réaliser :
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En consultation sous anesthésie locale, lorsqu’il y a peu de lésions.
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Au bloc opératoire, en cas de lésions plus étendues notamment dans l’anus. L’intervention est alors effectuée sous anesthésie générale
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ou loco-régionale.
Cette intervention peut se faire sous anesthésie locale ou générale.
Afin de rechercher les lésions intra épithéliales au niveau de l’anus, lechirurgien utilise sur l’anuscopie .
Hospitalisation
Dans la majorité des cas, l’intervention est effectuée dans le cadre de la chirurgie ambulatoire.
Suivi post opératoire
Pas de soins infirmier nécessaire en général.
La consultation post opératoire a lieu 15 jours après l’intervention.
Complications post opératoires possibles
L’arrêt de travail varie entre 1 et 7 jours du fait des éventuelles douleurs post-opératoires et des suintements liés aux plaies chirurgicales.
Des suintements et des saignements modérés sont également habituels après l’intervention et ils peuvent persister tant que les plaies ne sont pas cicatrisées. Les douleurs post opératoires sont dans la majorité des cas bien soulagées par des antalgiques simples.
Complications et précautions à long terme
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Le risque de récidive est cependant élevé : de l’ordre de 30% après une première intervention en l’absence d’infection VIH et de 60% chez les patients séropositifs VIH. Plusieurs interventions peuvent être nécessaires pour venir à bout de cette infection. Seul un suivi régulier permet d’obtenir la disparition complète des lésions.
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Alimentation : Il n’y a pas de régime particulier, en revanche il est recommandé de débuter les laxatifs un ou deux jours avant, pour éviter la formation de bouchon de selles difficile à évacuer.
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Activité physique : Il n’y a pas de véritable contre- indication à la reprise d’une activité. Classiquement, des douleurs peuvent être présentes en post-opératoire pendant quelques jours, essentiellement lors de la selle.