
Dr Patricia GRANDCOIN
Chirurgie digestive et viscérale
Clinique les Fontaines-Melun
Seine et Marne

Fissure anale

En résumé:
Le traitement d'une fissure anale repose d'abord sur des mesures médicales et hygiéno-diététiques pour calmer la douleur et favoriser la cicatrisation.
Traitement médical de première intention
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Régulation du transit : Prendre des laxatifs doux et adopter une alimentation riche en fibres avec une bonne hydratation pour obtenir des selles molles.
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Mesures d'hygiène : Nettoyer délicatement à l'eau tiède après chaque selle, sans frotter, et éviter le papier toilette rugueux.
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Traitements locaux : Appliquer des crèmes ou pommades cicatrisantes, anesthésiantes ou des myorelaxants topiques prescrits par un médecin.
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Antalgiques : Utiliser du paracétamol par voie orale pour atténuer la douleur.
Vous pouvez consulter les recommandations détaillées de l'Assurance Maladie pour en savoir plus sur la prise en charge.
Traitement chirurgical
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En cas d'échec du traitement médical après 6 à 8 semaines, de récidives ou de forme chronique très douloureuse, une intervention (comme la fissurectomie) peut être proposée
La pathologie fissuraire est fréquente.
Définition proctologique : Déchirure de l’anoderme qui n’atteint jamais la ligne pectinée.
Elle siège toujours en position commissurale : soit postérieure (75%), antérieure (25%).
Elle peut être longée par une marisque ou une hémorroïde sentinelle.
Elle peut être associée à une fistule.
Elle provoque des saignements lors des selles, des suintements en dehors des selles et surtout des douleurs modérées au moment de la selle et reprise douloureuse à distance. Elle se caractérise par une ulcération polaire.
Le traitement :
- Réduire le traumatisme (laxatifs, suppositoires).
- Lutter contre la douleur avec des antalgiques oraux.
- Rétablie la vascularisation par la SPHINCTEROTOMIE LATÉRALE.
- Tous les types d’ anesthésie sont possibles.
Risques possibles après l’intervention :
- Retard de cicatrisation.
- Récidive (1-5%)
- Soiling (0,4-2%)
- Hypo continence aux gaz transitoires (30%)
- Infection
- Risque thromboembolique lié à toute intervention.
- Risques exceptionnels et imprévisibles.