top of page

Sinus pilonidal

images.jpeg

C’est quoi ?

Le sinus pilonidal ou kyste sacro coccygien est un kyste localisé en haut des fesses entre le coccyx et le sacrum d’où son nom. 
Son origine est assez débattue : il pourrait s’agir, soit d’une affection congénitale soit d’un pathologie acquise par un défaut de la pousse des poils.
Dans tout les cas il s’agit d’une affection fréquente et bénigne qui intéresse principalement les jeunes entre 14 et 25 ans.

 

Pourquoi opérer ?

Les patients consultent le plus souvent :

  • en phase aiguë suite à l’apparition d’un abcès apparaissant au sommet du pli inter-fessier, douloureux et rendant la position assise difficile voire impossible. Il s’agit d’une urgence chirurgicale

  • Après une première prise en charge chirurgicale en urgences, 
    suite au constat de l’existence au sommet du pli fessier d’un ou plusieurs petits orifices qui ressemblent à des pores dilatés de la peau.

La chirurgie est la seule prise en charge possible, aucun traitement médical n’enlèvera le kyste.

En quoi consiste l’intervention ?

L’intervention consiste en l’ablation complète du kyste.

 

Deux procédés chirurgicaux peuvent être effectués ; ceux ci se différencient selon le type de cicatrisation :

 

Et après ?

La cicatrisation est lente : sur 6-10 semaines. Un suivi rapproché est nécessaire en cas de technique ouverte pour bien suivre la cicatrisation et prévenir toute forme de récidive

 

une méthode non chirurgicale : radiofréquence:

​

LE JOUR DE L’INTERVENTION

Hospitalisation

L’intervention se déroule en ambulatoire (sur la journée).

La seule préparation consiste en une douche au savon liquide avant l’arrivée à la clinique. En cas de pilosité importante, il peut être utile de réaliser un dépilation (pas de rasage mais utilisation d’une crème dépilatoire la veille) autour du sillon fessier (environ 20 cm) pour faciliter les pansements après l’opération.
L'intervention se réalise sous anesthésie générale, le patient est positionné sur le ventre (sauf en cas d’abcès ou une intervention courte sur le coté suffit). Elle dure en moyenne environ 20 minutes. 

Lorsque l'intervention est terminée, vous êtes transféré en salle de réveil pour environ 1 heure. Puis vous regagnez votre chambre d’hospitalisation pour une durée de quelques heures, avant le retour à domicile

 

APRÈS LA CHIRURGIE

Suivi

En l'absence de contre indication vous pourrez rentrer à domicile le soir même après l’intervention. Vous reprendrez une alimentation normale le soir même de l’intervention.
Il est nécessaire de réaliser  la réfection du pansement par une infirmière à domicile tous les jours jusqu’à cicatrisation complète de la plaie opératoire. Ces soins sont organisés en amont de l’intervention, dès la consultation préopératoire. Les ordonnances de matériels et de soins sont réalisées. Votre  infirmière connaît le protocole de soins a pour consigne de transmettre toutes les semaines une photo de la plaie pour que le chirurgie s’assure du bon déroulement des soins et de la cicatrisation

 

Conséquences et Complications

Les complications sont exceptionnelles après ce type de chirurgie.

La survenue d’un saignement secondaire est possible, bien que rare, et sera traité facilement par compression. Ce n’est qu’en cas de saignement plus important qu’une reprise chirurgicale au bloc opératoire sera réalisée afin d’arrêter l’hémorragie. Il n’y a aucune séquelle secondaire.

Si la plaie a été refermée directement, une surveillance régulière du pansement doit être réalisée par une infirmière à domicile tous les jours, avec changement de la mèche. Du fait d’une tension importante à ce niveau, il est très fréquemment observé une ouverture partielle de la fermeture. La mèche posée alors sur la cicatrice sera utilisée pour combler cette ouverture et aider à la cicatrisation.  

Si la plaie est ouverte (en cas d’infection) des soins infirmiers à domicile sont obligatoires avec simple changement de la mèche.

Ces soins sont quotidiens, durent plusieurs semaines et consistent à changer le pansement (mèche) aidant à la cicatrisation. Ce pansement doit rester propre et l’apparition de douleur, d’inflammation ou de fièvre doit alerter et faire consulter à nouveau le chirurgien.

La reprise des activités physiques totales ne pourra se faire que plusieurs semaines après l’intervention.

Surveillance au long cours

Aucune surveillance particulière n’est nécessaire en dehors des consultations post-opératoires, habituellement à un mois. En cas de bonne évolution, il n’est pas nécessaire de réaliser de suivi. En cas de cicatrisation imparfaite, d’autres rendez-vous pourront être proposés.

Un rasage ou dépilation du sillon interfessier est recommandé pendant la 1ère année, il pourrait réduire le risque de récidive à long terme qui est estimé à environ 5 à 15%.

​

Le KSC peut-il récidiver après chirurgie d’exérèse ?

L’études des séries de la littérature médicale montre que malgré un traitement chirurgical optimal, un kyste pilonidal peut récidiver dans 5% des cas. La récidive sera d’autant moindre que l’intervention aura été effectué dans les règles avec une surveillance stricte de la phase de cicatrisation post-opératoire. L ‘accompagnement médical est la meilleure garantie d’un résultat définitif. En effet, le risque de récidive est plus souvent le fait d’une cicatrisation incomplète que d’une véritable rechute sur un orifice d’entrée nouveau ou non repéré lors de l’intervention initiale.

Il est nécessaire de bien expliquer au patient l’intérêt de cette contrainte dans la durée. Une consultation tous les huit à quinze jours permet de corriger les complications : en cas d’infection, avec plaie souvent malodorante, on peut améliorer la détersion avec des pansements au charbon et aux ions argent, voire utiliser du sucre en poudre directement dans la cavité pendant quelques jours.

​

En cas de bourgeonnement excessif, on ralentit la cicatrisation avec des pansements contenant de la cortisone et/ou par des nitratages réguliers. En cas de plaine atone, on peut stimuler la cicatrisation par des hydrogels. En cas d’épidermisation incomplète, on protège la plaie avec une plaque hydrocolloïde de façon prolongée. Tout au long de la cicatrisation on procède à un rasage minutieux des berges de la plaie. Une consultation à distance, vérifie la qualité de la cicatrice. C’est dans ces conditions que le risque de récidive peut être inférieur à 5%.

​

Radiofréquence:

A la différence de l'excision, la technique n'enlève pas le kyste mais en détruit la paroi. Par un ou plusieurs orifices cutanés de 5mm de diamètre, le chirurgien introduit successivement une curette pour enlever le matériel et les poils du kyste puis une fibre laser qui vient détruire la coque du kyste et provoquer une obturation de la cavité par un accolement des parois. Là encore pansement avec mèches d'alginate de calcium en regard du ou des petits orifices et pansement compressif.

lien vers video : https://www.youtube.com/watch?v=0sJpeNaoyBk 

LE CHOIX ENTRE EXCISION ET LASER :

  • En cas d'excision, le taux de récidive est inférieur à 5% si l'exérèse a été totale, ce qui est noté sur l'examen anatomopathologique de la pièce qui a été examinée et si le méchage a toujours été fait jusqu'au fond de la plaie.

  • En cas de technique laser, la réelle légèreté des soins de suite est un peu contrebalancée par un taux de récidive de 15 à 25% selon les études et quelques hématomes ou infections plus fréquents dans les suites.

  • L'indication sera discutée avec le chirurgien lors de la consultation préopératoire. Il existe certaines contre-indications au laser comme une obésité, l'absence de fossette dans le sillon interfessier ou plusieurs orifices secondaires…

​

QUELS GÊNES, CONTRAINTES ET TRAITEMENTS POSTOPERATOIRES ?

  • L'intervention sera faite en ambulatoire (sauf contre-indication )

  • Une antibiothérapie est discutée au cas par cas.

  • Des antalgiques à la demande selon la gêne douloureuse.

  • Un arrêt de travail de 7 jours après laser, ou 2 semaines voire 3 ou 4 après excision selon la largeur de l'exérèse et la profession exercée.

  • Un méchage quotidien après nettoyage de la plaie au sérum physiologique fait par une infirmière près de son domicile ou de son lieu de travail. On peut compter quelques jours pour la technique laser et plutôt 8 semaines pour l'excision.

  • La douche avec un savon doux doit être prise puisque l'infirmière refait le pansement juste.

  •  La cicatrisation complète avec épidermisation demande en moyenne 2 mois pour l'excision et l'inconfort de vie se limite en règle à 1 semaine pour le laser et aux 2 premières semaines pour l'excision.

  • Aucune séquelle esthétique quel que soit la technique car la cicatrice est souvent peu large malgré l'étendue de la résection et située dans le sillon interfessier.

bottom of page